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A Godin Oualogtenga - Présentation du village

Présentation______________________________________________________________
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Le Village de OULOGTINGA en quelques chiffres :
 

Superficie : près de 200km²

 
Juin2001   Juin2004 Juin 2006 
 8851 habitants  9227 habitants  9480 habitants
 2018 femmes en age de procréer  2104 femmes en age de procréer  2162 femmes en age de procréer
 1662 enfants de 0 à 5ans  461 femmes enceintes   427 femmes enceintes
 373 enfants de 0 à 11mois  388 enfants de 0 à 11mois  399 enfants de 0 à 11mois

OUALOGTENGA

GODIN est le quartier central du canton de OUALOGTINGA, situé dans la province de BOULKIEMDE à 100km à l’Est de OUAGADOUGOU et à 20km de KOUDOUGOU sur la piste qui mène à YAKO.

La fondation du canton remontrait au 15ème siècle grâce au Moogho Naha WUBRI (roi du peuple Mossi dont le palais est situé à OUAGADOUGOU) qui l’envoya conquérir par son fils. Celui-ci ne voulut pas dire son nom, d’ou l’appellation OUALOGTINGA qui signifie : « la terre de celui qui vient de OUAGADOUGOU ».

Les habitants du village de GODIN appartiennent tous à l’ethnie Mossi, qui est l’ethnie dominante au BURKINA FASO. Les Mossis parlent le Moré et il leur est difficile de communiquer avec certaines autres ethnies. La langue officielle du pays est le Français, qui est appris à l’école par ceux qui ont la chance de la fréquenter.

Les Mossis habitent dans des concessions. Une concession est un endroit clos qui renferme à la périphérie la case du chef de famille (là bas on dit "le vieux ": c’est un signe de respect et de courtoisie) et une case pour chacune de ses femmes avec les enfants. Vers le centre de la concession on trouve les greniers à mil, et des constructions sommaires pour les animaux. La nuit tout le bétail est enfermé à l’intérieur de la concession (vaches, moutons, chèvres, poules, pintades, etc.). A proximité de la concession du vieux, au fur et à mesure de la nécessité, on construit une concession pour les fils, il peut se former ainsi jusqu’à une dizaine de concessions qui constituent un clan familial, où tout le monde s’appelle frère et qui peut comprendre plusieurs centaines de personnes.

Plusieurs religions sont pratiquées à GODIN, comme un peu partout en Afrique de l’Ouest. Le culte animiste est l’essence même de la vie quotidienne Africaine. Plus qu’une religion, l’animisme est le fondement de la culture villageoise. La religion musulmane est très minoritaire et il n’y a pas de mosquée. La religion catholique est assez dynamique du fait de la proximité de la mission de IMASGO, une église a été construite à GODIN. On remarque également la présence d’un pasteur protestant.



Administration_____________________________________________________________


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Le canton OUALOGTINGA est un gros village très étendu. Il rassemble plusieurs quartiers, dont :

-Le quartier de GODIN qui est le centre, avec le marché, le dispensaire, l’église. C’est là qu’habite le chef du village et la famille KABORÉ. Le chef des terres de Godin habite le lieu dit TINGSOPERI.
-Les quartiers GNINGA - KUMTAABO sont les foyers de la famille ZOUNDI.
-Le quartier LILIBORÉ qui est la patrie de la famille KAGAMBEGA.
-Les quartiers BOULSIN – KIKIGOGO - NYANDINGUIN - TIBRELA et SOME


Le village n’a pas le statut de commune et ne possède pas de mairie. Il est administré de manière coutumière par sa majesté M. KABORÉ Isaac chef du village. Le chef du village est consulté et doit donner son avis chaque fois que la physionomie du village est quelque peu modifiée.

Sa majesté le Chef de village nourrit beaucoup d’ambitions pour le village de OUALOGTINGA. Il n’a pas été scolarisé et il ne maîtrise que l’usage de son dialecte qui ne s’exprime pas par écrit. Malheureusement il ne dispose d’aucune recette financière car la solidarité ne se manifeste pas par la collecte de l’impôt et le village ne dispose pas de ressources propres. Il ne peut compter que sur des aides extérieures. Celles ci sont dues à des relations qui sont établies avec des amis « étrangers » dont nous faisons partie. Il insiste pour que ces aides ne soient pas individuelles mais qu’elles soient centralisées. Pour cela il fait une confiance sans mesure à Frère Joseph KAGAMBEGA. A l’occasion de chacune de nos rencontres il nous fait comprendre que Joseph est son référent avec nous.

Chaque quartier est sous la protection d’un Tingsova (chef des terres). C’est lui qui attribue les terres aux nouveaux habitants. Il est en fait le garant de l’état cadastral des parcelles. C’est lui qui fait les sacrifices quand les occasions lui sont données (pour faire venir les pluies, pour demander une bonne récolte, pour éloigner les esprits mauvais, etc.), c’est aussi lui qui reçoit le pardon de ceux qui se sont mis en faute, c’est lui encore qui règle les conflits familiaux quand une femme se dit être malmenée par son mari….



La vie villageoise____________________________________________


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La vie au village de GODIN est entièrement rurale. Les techniques de culture sont toujours les mêmes depuis des temps immémoriaux. Il ne pleut en principe que 3 mois par an ces dernières années. Dès que les premières pluies arrivent on sème le mil, le maïs et les arachides. S’il ne pleut pas de sitôt, les semailles sont à refaire.

Pendant la saison des pluies toute la famille est dans les champs. Le travail est dur et pénible. Courbé en deux, la tête ras du sol, il faut sarcler, biner et sans cesse recommencer. La daba est l’unique équipement, mais on commence à apercevoir par-ci par-là un outil mécanique attelé sur un âne ou un bœuf. Etant donné les techniques ancestrales utilisées, la terre ne peut pas produire d’avantage que dans le passé. Pourtant, la démographie croît de manière époustouflante. Le déficit alimentaire est donc chronique. La saison 2004 a été une mauvaise année. Les pluies n’ont pas été abondantes. La récolte a été insuffisante et elle ne permet pas la soudure avec celle de 2005. Les greniers sont vides les gens ont faim. Ceux qui le peuvent doivent acheter une nourriture venue d’ailleurs, ils se ruinent et cela annule toute bonne volonté d’investissement. Entre mai et août 2005 le prix du sac de riz a été multiplié par 3 : les lois du commerce international n’ont pas de pitié.

L’animation commerciale, comme partout en Afrique se fait au marché. Le marché de GODIN a lieu tous les 3 jours. On y trouve tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne et traditionnelle. C’est surtout le moment de faire des rencontres, de palabrer et de boire le dolo. Le marché de Godin est fidèle à l’image des marchés africains. Les couleurs des étals égaient la monotonie des décors naturels. Le brouhaha des discussions enflammées fait oublier le silence de la brousse. Les odeurs qui se dégagent du côté des bouchers ou des épices ne se marient pas toujours harmonieusement avec les produits de toilettes parfumés. Le marché est le reflet de la société africaine.

Il y a très peu d’artisans à GODIN, juste quelques forgerons qui fabriquent les outils nécessaires pour cultiver les champs (dabas par exemple). Ces outils sont vendus sur le marché. Dans la tradition africaine le forgeron a un statut particulier : c’est le défenseur, il assurait l’armement du village.

En saison sèche (mars et avril), il fait terriblement chaud, le temps n’est pas propice pour les travaux pénibles. C’est le moment choisi pour faire les travaux de construction de bâtiments, d’aménagements intérieurs ou d’artisanat.

Les occasions de faire la fête ne manquent pas dans les villages africains. On fait la fête en dehors de la saison d’hivernage, quand les travaux des champs sont terminés. La principale fête a lieu à l’occasion des funérailles d’un vieux. Cela peut durer 2 à 3 jours. Si la mort a lieu pendant la saison d’hivernage, ont enterre le corps et on fera la fête plus tard.
  

Date de création : 10/09/2006 @ 18:36
Dernière modification : 23/09/2014 @ 22:04
Catégorie : A Godin Oualogtenga
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