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Histoire - 4. De la Haute Volta au Burkina Faso

Rapidement, le régime évolua vers l'autoritarisme. Maurice Yaméogo interdit les partis politiques. Les difficultés économiques du pays et le gaspillage au sommet de l'état le rendirent impopulaire. La vie politique de la Haute-Volta a été marquée par plusieurs coups d'état militaires. Le premier, en 1966, porta le lieutenant-colonel Sangoulé Lamizana à la tête de l'état pour une durée de 14 ans. Lamizana mit en oeuvre un programme d'austérité économique mais, malgré plusieurs Constitutions et la restauration du régime parlementaire, le pouvoir resta entre les mains de l'armée. En 1980, Lamizana fut renversé par le colonel Saye Zerbo, lui-même démis par le commandant Jean-Baptiste Ouedraogo en 1982.

En 1983, le capitaine Thomas Sankara et un groupe de jeunes officiers prirent le pouvoir. Une nouvelle ère commença pour la Haute-Volta qui, le 4 août1984, adopta le nom de Burkina Faso (littéralement: "pays des hommes intègres").Mus par un projet politique de transformation radicale de la société, en rupture totale avec l'héritage colonial, et visant la construction rapide d'une société plus juste et plus égalitaire, ces officiers entreprirent de lutter contre le gaspillage et la corruption, et de confier le pouvoir aux classes populaires. à la fin de 1985, un conflit frontalier opposa le Mali et le Burkina Faso: la Cour internationale de justice de La Haye régla le litige en proposant le partage de la bande d'Agacher entre les deux pays. Le caractère souvent brutal des procédures mises en oeuvre par l'intermédiaire des CR(Comités révolutionnaires), les résistances auxquelles se heurta la Révolution et les discordes qui surgirent entre dirigeants aboutirent, 15 octobre 1987,à un coup d'état au cours duquel le président Thomas Sankara fut assassiné. Blaise Compaoré, le numéro deux du régime, prit alors le pouvoir, et, avec pragmatisme, engagea le pays dans l'ouverture politique. Il institua un Front populaire chargé de procéder à la " rectification de la révolution ". Dans les années 1990, son parti renonça au marxisme-léninisme et restaura le multipartisme (Constitution de la IVe République en 1991).Blaise Compaoré refusa la tenue d'une Conférence nationale mais invita l'opposition à un Forum de réconciliation nationale en 1992. Les élections de1992 le confirmèrent à la tête de l'état, et son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès, remporta nettement les élections législatives de mai 1997. En 1998, le processus de démocratisation des institutions peut être considéré comme accompli et les dirigeants, qui tiennent le pays bien en main, peuvent se consacrer à la conduite du programme d'ajustement structurel et à l'amélioration du niveau de vie (320 dollars/h. en 1995).

La nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 2 juin 1991,a mis en place une république de type présidentiel, fondée sur le multipartisme et la séparation des pouvoirs. Le président est élu au suffrage universel pour sept ans; l'Assemblée nationale comprend deux chambres :l'Assemblée du peuple, composée de 107 députés, élus pour quatre ans; et la Chambre consultative, qui comprend des représentants des organisations sociales, religieuses, professionnelles et politiques.

Date de création : 19/09/2006 @ 23:18
Dernière modification : 05/10/2006 @ 16:47
Catégorie : Histoire
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