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Géographie - Données d'économie sociale

Une grande partie de la population vit à l'intérieur du pays et se nourrit de la culture du mil et du sorgho, cultivés pendant la courte saison des pluies et gardés ensuite dans des greniers villageois pour le restant de l'année. Le prix de ces céréales, relativement bas à la fin de la récolte, monte durant la saison sèche ; les agences de développement tentent d'enrayer ce mouvement en intervenant sur le marché et en apprenant aux paysans à gérer des greniers collectifs. La production de céréales a été excédentaire, en1998 et en 1999, dans la moitié des provinces du sud/ouest, mais reste structurellement déficitaire dans l'autre moitié du pays. Les excédents sont disséminés dans les villages et, de ce fait, non commercialisables. Les bonnes récoltes des dernières années ont néanmoins contribué à maintenir le taux de croissance du produit intérieur brut à un niveau supérieur à celui de la croissance démographique de 3%. La population urbaine de Ouagadougou ne cesse de croître à la suite de l'exode rural, alors que le nombre d'emplois ne s'élève pas dans les mêmes proportions. Malgré le sens de la débrouillardise d'une population courageuse, cette situation risque de devenir difficile à gérer au fil des années et d'empêcher l'évolution politique vers une démocratie apaisée.

Au plan économique, on peut souligner quelques contraintes : une faiblesse du secteur privé (fournit seulement 10% des emplois), un coût élevé des facteurs de production (énergie, coût des matières premières, transport,...), une rigidité du marché du travail, une absence d'un système de crédit incitatif et adapté au secteur informel et à la diversité du tissu des micro-entreprises, un poids des traditions et coutumes qui pèse sur le rythme de changement des comportements, des problèmes d'accès à la terre, des problèmes de disponibilité et de gestion de l'eau, une dégradation de l'environnement (désertification),une fluctuation à la baisse des recettes d'exportations, une dépendance vis-à-vis des ressources extérieures.

... Et quelques potentialités : une disponibilité en terres cultivables(pour un potentiel déjà peu étendu de 13 040 000 ha, seulement 3 500 000 ha de terres sont effectivement cultivés), un cheptel numériquement important, une diversité des systèmes d'élevage liée à la variabilité des condition séco-climatiques, l'existence de mœurs et de coutumes favorisant la cohésion sociale, un niveau élevé de l'entraide et de la solidarité constituant un atout pour le développement communautaire, une tradition de développement participatif, une diversité culturelle et linguistique.

Date de création : 19/09/2006 @ 23:28
Dernière modification : 05/10/2006 @ 15:17
Catégorie : Géographie
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