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Géographie - La langue

Le français, bien qu'il ait été importé, s'impose désormais comme la langue " nationalement véhiculaire " du Burkina Faso. Cependant, la revendication de l'usage du français passe par la défense des droits de toutes les autres langues, par la défense des vertus du multilinguisme. Il ne faudrait pas que l'introduction des langues nationales, par réaction au français/langue de large communication, se traduise par un enfermement des ruraux dans leur ruralité, des locuteurs de langues minoritaires, en dehors des langues de grande communication.

Le Burkina Faso est, à l'instar de beaucoup d'autres pays africains, un pays multiethnique et multilingue, véritable " damier linguistique ".Le statut et les fonctions assignés aux diverses langues, ainsi que les rapports de force qui les caractérisent, permettent de distinguer, d'une part, les " langues nationales " et, d'autre part, la "langue officielle ", en l'occurrence, le français.

Si l'on observe le nombre de locuteurs, on constate que la langue française est peu représentée au Burkina Faso. En effet, le nombre approximatif de francophones, à défaut de recensement, se calcule à partir du nombre de scolarisés; ainsi, pour 40% d'alphabétisés, 75% de lettrés, ce qui représentent20% de la population, le sont en français. Le Ministère de l'Education de base et d'alphabétisation annonce de fait le chiffre de 9% de francophones au Burkina Faso.

Les trois langues majoritaires, dites " langues nationales ",sont le mooré, qui couvre tout le centre, une partie du nord et une partie de l'est du pays; le dioula recouvre tout l'ouest jusqu'aux frontières de la Côte d'Ivoire et du Mali et le fulfulde, qui recouvre l'extrême nord du pays. En ce qui concerne l'ensemble du paysage linguistique burkinabè, on dénombre une soixantaine de langues de démographie et d'aire géographiques inégales.

Pour nuancer cette impression de multilinguisme généralisé, il conviendrait de distinguer la zone rurale et la zone urbaine. En ce qui concerne la zone rurale, le taux d'analphabétisme atteint encore des proportions si importantes pour permettre une présence du français et les contacts entre communautés sont si peu fréquents que le monolinguisme reste ce qui caractérise le paysage sociolinguistique en zone rurale. Par ailleurs, la ville, pôle hétérogène, permet la rencontre des composantes ethniques et favorise le multilinguisme. Ce multilinguisme n'est pas un problème dans la vie quotidienne, où l'oralité domine, mais les difficultés surgissent dès lors que l'on veut instaurer des programmes de formation et de communication par l'écrit, au niveau national.

Ceci pour montrer que la situation du français en Afrique d'une façon générale, et au Burkina en particulier, est étonnante. Langue officielle sans être la langue première de ses locuteurs, le français ne peut cependant pas être considéré comme une langue " étrangère " pour les personnes qui l'utilisent.

Ainsi, les systèmes éducatifs modernes sont centrés sur l'apprentissage de la langue officielle, d'une langue originellement " étrangère", le français, alors que le système éducatif traditionnel se fondait sur l'acquisition progressive de la langue ou des langues parlée(s) dans le milieu. Dans ce contexte, il n'y avait aucune contrainte mais simplement des nécessités d'adaptation au " marché linguistique ". Actuellement, les deux systèmes coexistent.

Le Burkina Faso regroupe une soixantaine d'ethnies, le pays rassemble des populations très diverses, d'origine néo-soudanienne comme les Bobo, les Mossi, les Gourmantché et les Songhaï, peuples venus de la haute vallée du Niger comme les Marka, les Samo et les Bissa, groupes sahéliens comme les Peul et les Bella. Les Mossi (48 %), de langue mooré, sont les plus nombreux. Les autres ethnies principales sont les Mandé (6,7 %) les Peul (10,4 %), les Lobi(7 %), les Bobo (6,8 %), les Sénoufo (5,3 %), les Gurunsi (5,1 %), les Gourmantché (4,8 %), les Touareg (3,3 %). Les ethnies non citées représentent 2,6 % de la population.

Date de création : 19/09/2006 @ 23:28
Dernière modification : 05/10/2006 @ 15:20
Catégorie : Géographie
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